Alain Galet

Imagier / metteur en pixels





    
    Ma recherche est d’établir un pont entre les arts plastiques “traditionnels” et ceux plus contemporain (vidéo, cinéma) ; utilisant pour cela toutes les ressources de l’image de synthèse, fixe ou animée, sans jamais renier ou cacher le pixel.
    Mon passé de sculpteur dans toutes ses approches (modelages d’ornement, sculpture sur bois ou sur marbre, restauration de la cour carrée du Louvre, décors à l’Opéra de Paris...) , mon expérience de peintre dans toutes ses découvertes (copiste au Louvre...) , mon passage dans le théâtre (mise en scène, éclairage, costumes et décors), toujours accompagnés par la passion de la photographie m’ont permis d’explorer et de pouvoir confronter, dans une même technique, tous les acquis engrangés jusque-là,  m’épanouissant dans le monde de l’image informatique (Silver prize au Festival STEC pour le film d’animation “Nostalgie” en images synthèse, Tokyo 1997).
Mon univers s’enrichissant avec les nombreuses possibilités techniques, pour arriver à un art total et surtout le total de mes enthousiasmes, de mes acquis et de mes aspirations et inspirations.
    Je recherche une complète mise en valeur du pixel, matière riche et sensuelle, comme texture et composante de mon œuvre, mis au service de l’univers plastique qui m’obsède et m’habite.
    Pour cela la recherche de supports nouveaux pour la présentation de mes photographies, proche de l’image/écran de télévision (film photographique transparent) ou de l’image/écran de cinéma (tissu) amplifie la mise en scène ou en pixels d’univers totalement recréer. Les décors formés d’éléments détournés, bouleversés ; le travail sur les couleurs, les textures ; les lumières retravaillées et inversées, modèles ou personnages choisis pour habiter l’univers à construire et ensuite sublimés par le travail sur l’ordinateur.
    Aller plus loin dans l’exploration de ce tandem, Homme/Imagination et Machine/Réalisation pour révéler de grands pans de ma mémoire et ma sensibilité.
    Mon travail débute par la mise en scène, en imaginaire, en rêve, en phantasmes, de sensations visuelles ou images fugaces, teinté par des possibilités de création plus concrète. Ainsi se développe lentement, par maturation, une idée dominante, qui montant lentement à la surface de ma conscience entraîne dans son sillage des rêves de costumes, lumières, décors, support final...................
    Tout de met en place ainsi petit à petit, puis soudain, comme un nageur venant, en apnée, des profondeurs et atteignant la surface, l’idée explose dans un souffle brutal, exigeant soudainement sa réalisation . Alors se plie à son énergie le choix d’un modèle, du lieu, de l’atmosphère......... La prise de vue, entièrement numérique, mélange d’extrême précision et d’aléatoires, se déroule sur ses séances intenses de 3 heures, course effrénée pour voler l’image à la réalité. La sensibilité exsangue s’en va alors digérer sa pâture visuelle puis sérénité retrouvée, commence le dépouillage ou les clichés murmurent et chuchotent individuellement leurs propres musiques. Alors intervient le long travail sur l’ ordinateur, pour faire naître les étincelles d’un feu intérieur, un feu “d’artifices” sur l’écran : mise en couleurs, travail sur l’ inversion ou mise en négatif, recherche d’harmonie colorée et de texture, couche par couche, lentement par jours entiers afin de faire surgir l’ image tant désirée................................


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